WEEEFUND | Comment pense-t-on le social en chine?

logo_we_2_petitCette semaine nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs associations s’attaquant à des problèmes sociaux extrêmement critiques en Chine.

Un des problèmes les plus critiques actuellement est celui des travailleurs migrants. Sont désignés comme migrants les Chinois d’une province qui vont travailler dans des grandes villes comme Shanghai. Ils travaillent dans le bâtiment ou à l’usine, afin de satisfaire les besoins de croissance de ces mégalopoles. Seulement voilà, pour limiter la croissance et la densification de ces mégalopoles, le gouvernement met en place des règles qui visent à rendre la vie dure aux migrants : pas de sécurité sociale, pas d’écoles publiques pour leurs enfants etc …

Il existe cependant des écoles primaire pour les enfants de travailleurs migrants, mais celle-ci sont privé et donc payante. Ces écoles peine à trouver des ressources pour améliorer leur condition d’éducation. L’association Giving Tree donne à ces enfants des fournitures scolaires.

Le deuxième problème lié au phénomène de migration massive est le suivant : Si les parents n’ont pas les moyens de payer l’école privé a leurs enfants (ou si les enfants ont l’âge d’aller au collège), ceux-ci reste (ou retourne) dans leurs villes et villages d’origine, où il ne reste que les grands parents et les enfants. (left-behind children) Dans ces villages, la plupart des filles ne vont pas à l’école, car ceci est considéré comme un investissement a perte (la fille mariée partira de la famille). L’association Couleur de Chine aide ces filles les parrainant pour qu’elles puissent aller à l’école.

Ces deux types d’écoles ne reçoivent pas de subventions publiques et manquent cruellement de moyens pour rattraper leur retard sur le système public. En conséquence, c’est toute une partie de la population qui est frappée par cette inégalité face à l’éducation.

Si de simples manuels scolaires à jour constituent une dépense superflue pour ces écoles, alors investir dans du matériel informatique est inenvisageable. Pourtant, un ordinateur peut remplacer de nombreux manuels. Soline, fondatrice de l’entreprise sociale Netspring, nous a expliqué que l’accès à internet permet à ces enfants d’avoir une première ouverture sur le monde : à travers des images, ils découvrent des animaux, des végétaux, ou même la grande muraille et l’histoire du pays. Chez Netspring, cette immense valeur pédagogique est pourtant générée par des ordinateurs dépréciés et destinés à la décharge.

En effet, c’est une ressource que beaucoup d’entreprises continuent de percevoir comme un déchet sans valeur. Il est temps de comprendre que l’obsolescence n’est que relative : un ordinateur « qui rame » âgé de 3 ans fera peut-être baisser la productivité d’un ingénieur, mais il peut aussi être la chance qui permettra à un enfant de faire à son tour de belles études…

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2 thoughts on “WEEEFUND | Comment pense-t-on le social en chine?

  1. Pingback: WEEEFUND | Le grand jour et le mot de la fin! | ECL Entrepreneurs rock the world !

  2. Pingback: Projet pilote à Shanghai – WeeeFund

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